« Mabawas » : c’est ainsi qu’on appelle, à Mayotte, les ailes de poulet. Elles font partie des produits de première nécessité (avec la farine, le riz, le sucre, le lait, les tomates, le gaz et le sable…). Et elles sont devenues le symbole du vigoureux mouvement social contre la vie chère déclenché il y a une dizaine de jours, dans cette île de l’archipel des Comores, au sud-ouest de l’océan Indien, devenue le 31 mars dernier le cent unième département français d’outre-mer.
Grève quasi générale depuis le 27 septembre, avec, presque tous les jours, des manifestations, des barrages, et parfois même le blocage de l’accès à l’aéroport, sous le slogan « Mabawas nachouké ! » (ailes de poulet moins chères !). Pas de victimes jusqu’ici, mais des jets de pierre, quelques voitures incendiées, des gaz lacrymogènes et des interpellations. La gendarmerie mobile – composée en grande majorité de fonctionnaires européens, bardés de leurs protections noires en écailles, très Robocop, comme dans l’Hexagone – a même sorti quelques blindés, pour faire sauter les obstacles. Trois pelotons sont arrivés en renfort de La Réunion.
« Débordements inacceptables », lance la ministre de l’outre-mer, Mme Marie-Luce Penchard, qui invoque « la sécurité des personnes », ajoutant, sur un ton alarmiste : « Personne ne peut souhaiter une issue dramatique à ce conflit ». Tandis que François Hollande, un des candidats socialistes à l’investiture pour l’élection présidentielle, appelle le gouvernement – qui devrait être « instruit par l’expérience de la grave crise antillaise de 2009 » (1) – à ne « pas laisser pourrir la situation ». Le LKP guadeloupéen a de son côté apporté son « soutien à la mobilisation des travailleurs et du peuple de Mayotte ».
Mais l’Etat ne se sent pas directement concerné par ce conflit social, rappelant simplement les grands chantiers engagés depuis la « départementalisation » : santé, formation, accès à Internet et, à partir de janvier prochain, l’application du Revenu de solidarité active (RSA) – traditionnel instrument « d’arrosage » outre-mer, qui devrait calmer certaines ardeurs (mais aussi enfoncer un peu plus l’île dans l’assistance, comme c’est déjà le cas aux Antilles et à la Réunion).
L’intersyndicale (CGT-Ma, Cisma-CFDT, Solidarité mahorais et le Collectif des citoyens perdus) alliée à des associations de consommateurs (Ascoma, Afoc) se plaint d’un manque de concurrence, qui tire les tarifs vers le haut, et demande au patronat des grandes surfaces ainsi qu’aux services de l’Etat et du département un engagement écrit sur une baisse des prix des produits de base, et notamment des cartons de découpe de volailles vendus presque deux fois plus cher que dans l’Hexagone, des bouteilles de gaz trois fois plus coûteuses, etc.
L’aile dure du mouvement cherche à bloquer les ronds-points de circulation et à fermer d’autorité les magasins qui ne se joignent pas spontanément à la grève. De plus en plus de ménagères participent aux manifestations, qui rassemblent régulièrement plusieurs milliers de personnes.
Le président du conseil général, contraint par les syndicalistes à sortir de sa réserve, se désole des pertes de recettes consécutives aux baisses de droits de douane intervenues depuis 2010 sur les produits de première nécessité – soit autant d’argent qui ne pourra être réinjecté – et attribue « le mal-être plus profond » à la délinquance actuelle, « avec son lot de vols, viols, d’émergence de jeunes bandes (2) ».
Les Mahorais – qui seraient 200 000 dans une île qui a grandi trop vite, à l’abri de la France, et de plus en plus coupée de son environnement naturel (Comores, Madagascar), avec un taux record de reconduites de sans-papiers à la frontière – découvrent que le statut départemental (qu’ils n’avaient cessé de réclamer) n’amène pas automatiquement l’égalité, la solidarité, ni une manne de crédits. Et qu’il continuera d’attirer les Comoriens d’Anjouan ou d’autres îles, pour qui Mayotte – même en butte à la cherté de la vie – reste un îlot de prospérité au milieu d’un océan de misère.
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Par DJDemonAngel dans piratage le 10 Octobre 2011 à 21:31Par La rédaction, Publié le vendredi 30 septembre 2011
pour http://www.zdnet.fr
Le spécialiste français du nucléaire a été la cible d’un piratage informatique. Mais Areva assure que seul un réseau non critique a été touché et qu’aucune information sensible n’a donc été dérobée.
L’information est révélée par L’Expansion. Le géant français du nucléaire a été victime d’un piratage informatique. L’intrusion a été découverte 10 jours plus tôt. Les salariés ont été informés d'une "maintenance exceptionnelle" le 16 septembre. Toutefois, la compromission du système d’information pourrait être plus ancienne.
« Notre réseau a effectivement été attaqué. Et nous avons, durant ces trois jours, renforcé nos mesures de sécurité » confirme à L’Expansion un porte-parole d’Areva.
Les industries sensibles, cibles désignées ?
Toujours selon le site, les préjudices pourraient être de nature « stratégique », c’est-à-dire concerner des données critiques comme des secrets industriels. L’information est toutefois démentie (AFP) par Areva qui assure que le réseau attaqué n’offrait un accès qu’à des « informations non critiques ».
Comme pour Bercy plus tôt en 2011, Areva a fait appel à l’Anssi, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information créée en 2009.
Les attaques contre les industries et administrations sensibles ne sont pas un phénomène nouveau. En 2007, plusieurs Etats, dont l’Allemagne, ont été la cible de piratages informatiques.
En 2011, ce sont des entreprises du secteur de la défense qui ont été visées : Mitsubishi Heavy Industries au Japon et Lockheed Martin pour les Etats-Unis.
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Par DJDemonAngel dans Patriot Act le 10 Octobre 2011 à 21:27Par Christophe Auffray, Publié le mercredi 21 septembre 2011
pour http://www.zdnet.fr
Les autorités européennes réfléchissent à une solution de protection des données des citoyens européens vis-à-vis du Patriot Act auquel sont soumis les fournisseurs de services Cloud américains. Le gouvernement hollandais souhaite provisoirement exclure ces acteurs de ses appels d’offres.
Loi antiterroriste et de surveillance votée après le 11 septembre 2001 sous l’administration Bush, le Patriot Act agite les Etats européens. C’est un secret de polichinelle, mais les entreprises dont le siège est basé aux Etats-Unis sont susceptibles de transmettre des données aux autorités américaines.
Dans le domaine des services Cloud, le débat a été ouvert en juin, après que Microsoft ait reconnu être susceptible de transférer des données sans en informer préalablement les titulaires. Les instances européennes planchent depuis sur une rustine.
Le droit américain l'emporte sur le droit européen
Par prévention, le gouvernement néerlandais prévoit de bannir les fournisseurs de services en ligne américains des appels d’offres de l’administration. Cette mesure vise ainsi à prévenir le transfert vers les Etats-Unis de données relatives aux citoyens hollandais.
Pour le gouvernement, cette décision se veut provisoire, dans l’attente d’une évolution des lois européennes en matière de protection des données. La mise en œuvre s’annonce toutefois complexe. Les autorités néerlandaises testent en effet actuellement Google Docs et Dropbox.
Pas sûr par ailleurs qu’une évolution du droit européen apporte de réelles protections vis-à-vis du Patriot Act. Celui-ci prévoit en effet que les ressortissants européens sont impérativement tenus informés dès lors que leurs données quittent la zone Europe.
Questionné par ZDNet, Microsoft reconnaissait en juin ne pouvoir garantir à ses clients le respect de cette obligation. Google a admis en août avoir transféré des données aux services de renseignements américains.
L'accord Swift mort-né
A l’ère de la dématérialisation des données et de l’adoption croissante des services en ligne, notamment par les administrations, se pose la question de la traçabilité et de la souveraineté des données.
Or, à cette question, l’Europe peine à trouver une réponse satisfaisante, et surtout fiable. L’accord d’échange TFTP de données bancaires passé entre l’Europe et les Etats-Unis dans le cadre de la lutte anti-terroriste suscite des remous depuis plusieurs années.
La dernière rustine décidée par l’Europe a montré ses limites dès les six premiers mois de sa mise en œuvre, en raison des pratiques de contournement des Etats-Unis et du manque de rigueur d’Europol.
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Par DJDemonAngel dans France le 9 Octobre 2011 à 18:39Par Philippe Leymarie, jeudi 6 octobre 2011(1) La Guadeloupe avait connu en 2009 quarante-quatre jours d’une grève menée par près de cinquante organisations syndicales ou associations fortement politisées, avec blocage complet de l’économie.
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Par DJDemonAngel dans documentary le 8 Octobre 2011 à 16:54http://ddc.arte.tv
Direct Link ou Direct Link
Spontanément, la géopolitique renvoie aux territoires, aux ressources, aux représentations et aux rapports de force. Or, dans toute région du monde, les évolutions démographiques représentent un outil prospectif majeur. Ce paramètre trop souvent négligé par les politiques publiques, peut contribuer à déstabiliser les équilibres économiques, politiques et sociaux.
Lectures
- La Voie - Pour l'avenir de l'humanité
- Le vaisseau spatial Terre, continue à toute vitesse sa course dans un processus à trois visages : mondialisation, occidentalisation, développement.Tout est désormais interdépendant, mais tout est en même temps séparé. L’unification techno-économique du globe s’accompagne de conflits ethniques, religieux, politiques, de convulsions économiques, de la dégradation de la biosphère, de la crise des civilisations traditionnelles mais aussi de la modernité.Une multiplicité de crises sont ainsi enchevêtrées dans la grande crise de l'humanité, qui n'arrive pas à devenir l'humanité.Où nous conduit la voie suivie ? Vers un progrès ininterrompu ?Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes religieux et stimulé celle du capitalisme financier.Elles enserrent de plus en plus le monde de leurs tentacules.La diminution de la pauvreté se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel, mais également dans un énorme accroissement de misère.Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie.Edgar Morin pose ici les jalons d’une « Voie » salutaire qui pourrait se dessiner par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a engendré les sociétés historiques à partir des sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs.Directeur de recherches émérite au CNRS, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, l’auteur de La Voie est connu pour avoir conçu la "pensée complexe" dans son œuvre maîtresse, La Méthode. Il est docteur honoris causa de vingt-quatre universités à travers le monde.Pour une fiche de lecture détaillée : http://dialoguesenhumanite.org/331-la-voie-edgar-morin

- L'Atlas géodémographique commenté
- Au sommaire :Atlas géodémographique commenté de la FranceAtlas géodémographique commenté de l'EuropeAtlas géodémographique commenté du MondeLe site vous propose des informations sur la démographie ainsi que sur la géographie et l'histoire des populations.www.population-demographie.org/accueil.htm

- Intercartes 5e
- La collection Intercartes, dirigée par Françoise MARTINETTI, a vu le jour en 1994, du besoin de proposer des cartes aux enseignants d'Histoire-Géographie du Collège et du Lycée, illustrant les programmes alors en vigueur."Le mûrissement de cette nouvelle publication est à la mesure de la mutation de l'enseignement de l'Histoire-Géographie au collège : il a été nécessaire de repenser la formule éditoriale de la collection, de prendre en compte la nouvelle version du LPC (Livret Personnel de Compétences) paru en Août 2010 pour l'année 2010/2011. Le retour sur la mise en oeuvre du nouveau programme a également été important pour la rédaction de ce nouveau numéro, d'où le décalage de la publication du prochain Intercartes 5e. Une équipe d'auteurs renouvelée, une prise en compte des nouveaux textes, des propositions pédagogiques en abondance : attendez-vous donc à de profonds changements avec Intercartes 5e "Intercartes.NET est le site web des produits de la collection d'ouvrages Intercartes éditée par le CRDP de l'Académie de Nice.Il est destiné à proposer aux utilisateurs des ressources en ligne autour des ouvrages, utilisables en classe par l'enseignant ou les élèves, ou bien à domicile, en accompagnement éducatif, en aide personnalisée, ou bien par curiosité : http://media-crdp.net/intercartes.net/
Ailleurs sur le web
- L'Institut national d'études démographiques
- www.ined.fr/
- L'INED est un institut de recherche spécialisé dans le domaine de la population. L'Institut national d'études démographiques (INED) a pour principal mandat l'étude de la conjoncture démographique nationale et internationale et de ses évolutions.L'Ined propose des cartes interactives : http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/cartes_interactives/La vocation de l'Institut est pluridisciplinaire. Ses domaines de compétences couvrent donc à la fois l'étude des phénomènes démographiques proprement dits - nuptialité, fécondité, mortalité, migrations - , et la démographie appliquée à la vie sociale, l'économie, la santé publique, la géographie humaine, l'histoire...Outre sa mission de recherche scientifique, l'INED a pour responsabilité d'assurer la collecte et la diffusion de l'information, tant française qu'internationale, relevant de son champ d'activité.Il doit également contribuer à la formation« à la recherche et par la recherche ».Tous les deux ans, le numéro d’été de Population & Sociétés, intitulé Tous les pays du monde, présente un tableau de la population mondiale. Les données proviennent essentiellement de la World Population Data Sheet publiée par le Population Reference Bureau (PRB).La population mondiale franchit le seuil de 7 milliards d’habitants en 2011.Elle a été multipliée par sept au cours des deux derniers siècles, et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre 9 à 10 milliards à la fin du XXIe siècle.Un dossier établi sous la direction de Gilles Pison - N°480, juilet-août 2011.Pour lire le dossier complet : http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/publication/1543/ La population mondiale continue à croître.Comptant 6 milliards d'habitants en 1999, elle franchit le seuil de 7 milliards cette année (2011), soit un gain d'un milliard en 12 ans, et le 8e milliard devrait être atteint en 2025, soit dans 14 ans.La croissance démographique décélère pourtant : ayant atteint un maximum de plus de 2% par an il y a cinquante ans, elle a diminué de moitié depuis (1,1% en 2011) et devrait continuer de baisser jusqu'à la quasi stabilisation de la population mondiale dans un siècle autour de 9 à 10 milliards d'habitants.Cette décélération de la croissance tient à la diminution de la fécondité, 2,5 enfants en moyenne par femme aujourd'hui dans le monde, contre le double (5 enfants) en 1950. Mais la moyenne d'aujourd'hui recouvre de grandes disparités selon les régions et pays.La fécondité est la plus basse à Taïwan (0,9 enfants par femme) et la plus élevée au Niger (7 enfants). Parmi les régions du monde où la fécondité est encore élevée, supérieure à quatre enfants, on trouve en 2011 presque toute l'Afrique subsaharienne, une partie des pays de la péninsule arabique, et les régions allant de l'Afghanistan jusqu'au Nord de l'Inde en passant par le Pakistan. C'est là que l'essentiel de la croissance démographique mondiale aura lieu dans l'avenir.L'un des grands changements à venir est le formidable accroissement de la population de l'Afrique qui, Afrique du Nord comprise, pourrait quadrupler d'ici un siècle, passant de 800 millions d'habitants en 2000 à 3,6 milliards en 2100, ceci malgré le sida.Alors qu'un homme sur sept vit aujourd'hui en Afrique, ce sera probablement un sur trois dans un siècle. L'accroissement devrait être particulièrement important en Afrique au sud du Sahara où la population devrait passer d'un peu plus de 600 millions d'habitants en 2000 à près de 3,4 milliards en 2100.La Chine est le pays le plus peuplé du monde avec 1,3 milliard d'habitants, mais l'Inde, qui n'est pas loin (1,2 milliard), devrait passer en tête dans moins de 10 ans (probablement en 2020) car sa population y croît plus vite en raison d'une fécondité plus élevée (2,6 enfants par femme en moyenne, contre 1,5).
Agenda

- PHOTOQUAI - 3e Biennale des images du monde
- « A voir autrement, on voit autre chose » Heinrich Wölfflin, Principes fondamentaux de l’histoire de l’art (1915).Dans la continuité de la première biennale, l’initiative de sa création en revient au musée du quai Branly, PHOTOQUAI 2011, dédiée à la photographie non occidentale, poursuit sa mission d’origine en faisant découvrir des artistes dont l’œuvre est inédite en Europe.Mission fédératrice aussi puisqu’il s’agit de multiplier les croisements de regards en un système d’échange d’un lieu à l’autre.Les deux premières éditions, en 2007 et 2009, ont fait découvrir 116 photographes venus chaque année de plus de trente pays différents.La troisième édition de PHOTOQUAI, dont la direction artistique est confiée à la photographe et cinéaste Françoise Huguier, présente 46 photographes venus de 29 pays.Françoise Huguier s'est entourée de nombreux commissaires dont Olivier Culmann pour l’Inde, Christine Eyéné pour l’Afrique, Christian Caujolle pour Cuba ou encore Mouna Mekouar pour le Maghreb : "Il était important pour moi que la recherche des œuvres se fasse en étroite collaboration avec les commissaires pour donner à voir d’une part des artistes émergents, d’autre part des artistes n’ayant pas l’opportunité d’être diffusés. Bien sûr il y avait la possibilité offerte par internet mais rien ne vaut une recherche plus profonde dans différents pays pour en sonder le subconscient. La rencontre des photographes chez eux, dans leur contexte, permet de dépasser notre confort intellectuel d’Occidental qui nous empêche trop souvent d’aller regarder ailleurs.Cette curiosité active nous force à comprendre l’inspiration et les conditions de réalisation de l’œuvre d’un photographe, et comment celui-ci se situe dans les problématiques de son environnement. " (…) "Malgré la censure, l’autocensure ou le manque de moyens, j’ai été moi-même étonnée en allant à la rencontre des artistes dans différents pays, de voir tant de vitalité, d’inventivité et de profusion photographique. Une des idées fortes de cette 3e biennale était d’insister sur des régions du monde peu prospectées et peu vues : Cuba, Asie du Sud-Est, Afrique de l’Est…"Comme l’ont espéré ses fondateurs, PHOTOQUAI 2011 se fait l’écho de la créativité, non pas de la « sono mondiale », mais de la « photo mondiale ».(www.francoisehuguier.com/)
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Par DJDemonAngel dans Catastrophe le 8 Octobre 2011 à 16:31Somalie, août 2011 : un silence assourdissantGaza n’attend rien de l’ONU
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Fukushima : les révoltés du nucléaire
De David Zavaglia, Pierre Grillot, Roger Walch et Valérie Mérie – Scientifilms – ARTE GEIE – France 2011
Alors que la France prononce vingt cinq ans plus tard un non lieu général sur Tchernobyl – et les supposés mensonges sur le nuage radioactif - les Japonais décident de prendre leur destin en main. Malgré une discrétion et un fatalisme farouches, ils n'acceptent plus les mensonges d'Etat.Tandis que les autorités nippones bloquent l'importation de tous les outils de détection de la radioactivité pour empêcher que la population s'en équipe, une poignée de Japonais se rebelle et passe à l'action.Parmi eux, Wataru Iwata, musicien. Il n'a aucune compétence scientifique. Cet été, il est pourtant venu en France et en Allemagne se former en urgence pour apprendre à mesurer la radioactivité. Il est reparti avec plusieurs détecteurs.Notre équipe l'a suivi dans son pays alors qu’il mène avec de nombreux autres Japonais, une campagne inédite de mesure réelle de la radioactivité tout autour de la zone d'exclusion de la centrale de Fukushima. Les résultats sont édifiants : la radioactivité est bien plus élevée que ce qu'affirment les autorités.Les Japonais se mobilisent, interpellent le gouvernement, se rassemblent, multiplient les campagnes de mesure, et décident de dénoncer les mensonges de leurs gouvernants.Ce reportage, aux allures de road movie dans des zones dévastées, montre que des milliers de Japonais sont exposés chaque jour à des doses radioactives très nocives.Par ailleurs, la France, avec ses organismes indépendants comme la CRIIRAD et l'ACRO, est l'un des premiers pays à venir en aide à ces "Erin Brokovitch" du nucléaire, et réalise pour eux des analyses à distance.
De Michel Dumont, Eric Bergeron et Isabelle Nommay – ARTE GEIE – France 2011
Les Palestiniens de Gaza n’attendent rien de positif de l’Assemblée générale de l’ONU. A quoi bon la reconnaissance d’un Etat qui, pour l’heure se compose de deux bouts de terre qui s’ignorent et de deux gouvernements qui ne se parlent pas.
Depuis juin 2006, la bande de Gaza est aux mains des islamistes du Hamas. L’ordre règne mais le million et demi de Gazaouis supportent de plus en plus mal un régime qui fait des affaires avec le commerce des tunnels, qui s’enrichit mais sans que le quotidien du petit peuple s’améliore.
« Fuck Israel, fuck Fatah, fuck Hamas » ainsi commence le manifeste diffusé sur les réseaux sociaux par une petite bande d’internautes pour lesquels l’important aujourd’hui n’est pas la proclamation d’un Etat mais la réconciliation entre les différentes factions palestiniennes.
Photos : Martina Bacigalupo / Agence Vu
Réalisation : Serge Challon / Vu de la Terre
Béatrice Augereau, Anne Mangin et Marc Gigoux – ARTE GEIE – France 2011
Chaque mois, retrouvez dans ARTE Reportage la rubrique "Temps de pose". Une série de photos exclusives, sobrement commentées par l’auteur.
Martina Bacigalupo, jeune photographe italienne de 33 ans, primée par le Prix Canon de la Femme Photojournaliste en 2010, vit et travaille depuis 4 ans au Burundi dans la région des Grands Lacs.
Martina Bacigalupo collabore avec l’agence VU. Son travail s’inscrit dans la tradition des photographes engagés dans une relation de grande proximité avec ses sujets, à la recherche de la bonne distance, souvent face à des femmes rencontrées à tous les moments de leur vie dans une région du monde où se succèdent les tragédies, guerres, conflits ethniques, sécheresse, famine, épidémies.
Le 6 août 2011 à Mogadiscio, le groupe armé islamiste Al-Shabaab quitte la ville marquée par des décennies de guerre : d’un côté plusieurs quartiers désertiques où les gens ont encore trop peur des snipers pour aller retrouver leurs maisons et de l’autre, des camps de déplacés éparpillés partout où des centaines de personnes arrivent chaque jour pour fuir la famine qui dévaste le pays.
Les forces du Gouvernement Transitionnel (TFG), censées protéger la population, sont parfois responsables de graves violations à toutes les problématiques du pays. La population est prise entre un pouvoir incompétent et un groupe armé qui interdit aux ONG d’apporter l’aide nécessaire pour limiter les séquelles de la sécheresse. Ceux qui essaient de quitter le pays se retrouvent, après des journées de marche, dans le camp de réfugiés le plus grand du monde, Dadaab, au Kenya. Une catastrophe humanitaire, selon certains.Lien
Le site web de Martina Bacigalupo
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